LES CENDRES
Je m'appelle Lysandre Boucly et j'ai 20 ans. J'habite près de Lille. Actuellement, je poursuis mes études en cinéma d'animation à l'ESAAT à Roubaix. Je pense pouvoir dire que mon parcours dans le monde du cinéma fait ses premiers pas timides avec ce film, qui est ma première réalisation personnelle. J'y ai assumé à la fois le rôle de réalisateur et d'animateur. J'avais déjà eu l'occasion d'animer pour des courts métrages en groupe et en solo, mais ceux-ci ne duraient qu'une minute. Ici, bien que ce ne soit qu'une minute de plus, cela représente énormément de travail. L'idée de ce film a germé à la suite d'un stage, lorsque j'ai décidé de relever le défi de créer quelque chose de significatif dans un temps imparti. C'est ainsi que j'ai consacré mes précieuses vacances d'été à travailler sur ce projet, jour après jour. Mon choix d'animer au fusain, une technique que je n'avais jamais explorée auparavant, était un pas dans l'inconnu. Je reconnais volontiers que le résultat final peut comporter quelques erreurs et imperfections, mais pour moi, il est le témoignage de mon désir d'expérimenter et de mon attrait pour les esthétiques imparfaites. Je ne prétends pas avoir tout maîtrisé parfaitement, mais je suis fier d'avoir osé sortir de ma zone de confort et de créer quelque chose qui m'est propre.
Voir le site de l'éditeurVague à l'âme
Le film plonge dans les profondeurs des pensées et des émotions d'un individu sous la douche, où l'eau devient le symbole de ses réflexions tourmentées. À travers des voix off introspectives, le personnage médite sur ses sentiments après une dispute, questionne l'énergie humaine et exprime des regrets. La salle de bain se transforme en théâtre de ses pensées intérieures. Submergé par l'eau qui inonde la pièce, le personnage ne saisit pas immédiatement la gravité de la situation. En observant son reflet dans le miroir, il ressent sa solitude et son échec. Quand son téléphone est emporté par l'eau, il prend conscience de sa propre cécité et de la nécessité de réparer ses erreurs. Un appel téléphonique le réconforte émotionnellement, symbolisant la reconnexion avec un être cher.
De manière métaphorique, le film utilise l'eau pour refléter l'état émotionnel du personnage. À travers les gouttes qui tombent du pommeau de douche, les animations abstraites et la salle de bain inondée, l'eau devient le miroir de ses pensées, regrets et émotions. Cette utilisation de l'eau comme symbole renforce le thème central du film : l'énergie humaine est puissante et inestimable.
Car malgré le temps gaspillé par le personnage, notamment dans des douches chaudes qui ne réchauffent pas son cœur, il comprend que l'énergie émotionnelle, elle, reste non gaspillable. Affrontant la froideur de la salle de bain, il exprime le vide et la solitude ressentis en l'absence de la personne aimée, qui a pour elle seule le pouvoir de réconforter notre individu.
Crédits :
Réalisation : Lysandre BOUCLY
Conception sonore et montage son : MA