Aissa Maïga, actrice et réalisatrice engagée

Nous avons rencontré l’actrice et réalisatrice Aïssa Maïga, qui vient de dévoiler son documentaire Regard Noir sur la diversité ethnique au cinéma. Elle travaille actuellement sur un second documentaire, Marcher sur l’eau, qui traitera de l’accès à l’eau d’un village, dans le cadre du réchauffement climatique.

Engagée pour la préservation de l'environnement

D’origine africaine, Aïssa Maïga explique son intérêt pour la préservation de la planète par les nombreux voyages qu’elle a pu faire, aussi bien en famille que pour ses tournages. Elle se souvient notamment d’avoir visité le Bélize, où se trouve la deuxième plus grande barrière de corail au monde. L’actrice nous raconte avoir été choquée par le contraste entre ces paysages magnifiques et l’insalubrité dans laquelle vivent les populations locales. Des portraits contrastés qu’elle a également eu le regret d’observer ailleurs, comme en Afrique. Aujourd’hui, elle souhaite mettre à profit l’éducation dont elle a bénéficié pour lutter contre ces injustices, notamment en les dénonçant dans ses documentaires.

La réalisatrice multiplie les causes à défendre, comme nous le montrent les deux documentaires sur lesquelles elle travaille cette année. En effet, selon elle, la lutte pour la protection de la planète passe aussi par d’autres combats. Elle s’explique que la priorité n’est pas de se focaliser sur une cause, mais d’être multidirectionnel et tous engagés. C’est donc ainsi qu’Aïssa Maïga son engagement : « Je me bats pour l'égalité face aux opportunités, je me bats pour le respect de l'être humain et de son environnement ».

Une femme engagée au quotidien

À l’heure actuelle, les humains représentent 30% des mammifères sur terre. 65% sont du bétail destiné à la consommation humaine. Un chiffre affolant qui serait « le signe d’une apocalypse en marche » pour Aïssa Maïga. Si l’actrice ne se sent pas capable de devenir complètement végétarienne, elle reconnait avoir beaucoup réduit sa consommation de viande et être prête à n’en manger que trois à quatre fois par an. La préservation de l'eau est une de ses principales préoccupations écologistes au quotidien.

« Je n'ai pas une attitude désinvolte par rapport à l'eau parce que quand on est allé dans des endroits où chaque personne vit avec très peu d'eau par jour pour boire, se nourrir, se laver et qu’on sait que cette eau on la partage, elle n'est pas là en quantité illimitée elle est la condition de notre existence sur terre »

 

Engagée dans de multiples causes, Aïssa Maïga milite également pour les droits des femmes, en particulier l'accès à l'éducation. Une question d'égalité pour elle, mais pas seulement, puisqu'il s'agit du passage obligé pour une réelle évolution vers des sociétés plus évoluées et sensibilisées aux enjeux écologiques auxquels nous faisons face aujourd'hui. L'éducation des femmes se répercute sur celle des générations futures ; les citoyens de demain qui, elle l'espère, grandiront sans répéter les erreurs des précédentes avec l'environnement.

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