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Concevoir nos voyages différemment pour réduire l'impact du tourisme sur la planète.

Au-delà de ses impacts souvent indésirables sur les populations locales, le tourisme de masse joue un rôle important dans la dégradation de l’environnement. Trajets polluants, consommation d’énergie et de ressources élevées, déchets… Le tourisme impacte considérablement et de diverses façons les écosystèmes. Repenser nos manières de voyager, qui nous sont aujourd’hui dictées par les intérêts financiers de l’industrie, est nécessaire pour préserver l’environnement tout en continuant de voir du pays.

Depuis le 14 juillet, l’île de Bréhat (côtes d’Armor) impose une limite au nombre de visiteurs qu’elle reçoit. Elle rejoint ainsi la liste des sites qui ont décidé de réguler le tourisme pour prévenir les dégradations environnementales. En effet, de nombreux aspects du tourisme impactent durablement les lieux dont il fait l’objet. Tout d’abord, le tourisme tel qu’il est conçu aujourd’hui donne lieu à une consommation élevée en énergie, en nourriture et en eau : un hôtel avec piscine, climatisation et buffet à volonté est bien plus exigeant qu’un week-end à la maison ! Ensuite, les écosystèmes ne font pas bon ménage avec certaines pratiques touristiques. Ainsi des récifs coralliens et des bateaux à moteurs, des grands lacs et des jet skis… Les végétaux, les animaux et leurs habitats sont gravement touchés par ces pratiques, auxquelles viennent s’ajouter la déforestation qu’induit la construction d’un hôtel, l’assèchement des alentours, le rejet des eaux usées… etc. Enfin, les déchets émis par le tourisme, dont certains sont particulièrement nuisibles (crème solaire…) dégradent l’environnement en polluant les sols, l’air et les eaux.

Interroger notre conception du tourisme

Notre conception du tourisme s’est forgée autour d’un imaginaire rendu possible par l’alliance d’une abondance en énergies fossiles et d’un capitalisme mondialisé. Bien entendu, l’objectif de ce dernier n’est pas tant la rencontre des peuples et des cultures ou l’émerveillement devant la nature, que la recherche du profit. Ainsi, notre vision du tourisme est construite par (et pour) les intérêts de l’industrie touristique. Bien sûr, nos envies de changer d’air, de contempler de nouveaux paysages et de découvrir des cultures différentes sont certainement très profondes. Mais que nos rêves de voyages soient peuplés d’hôtels, de piscines et de jet skis ne va pas de soi ! C’est le résultat d’un imaginaire construit, diffusé, pensé pour faire de nos voyages des occasions de consommer. Il faut admettre son efficacité : à défaut de rendre l’eau de mer payante, l’industrie du tourisme parvient à susciter chez nous le désir de nager dans une piscine, elle-même située sur un bateau de croisière naviguant… sur la Méditerranée. Et, naturellement, de payer pour cela.

Alors que le record du nombre de vols commerciaux simultanés a été battu il y a quelques jours, il est également important de considérer la possibilité de voyager à l’autre bout de la planète en quelques heures non comme un droit inaliénable, mais plutôt comme une opportunité passagère qui nous a été offerte. En avoir conscience permet de vivre l’abolition de ces privilèges, qui sont devenus des habitudes, non comme une injustice mais comme la fin d’une situation exceptionnelle.

Y réfléchir est essentiel pour comprendre que les pratiques touristiques aujourd’hui mises en avant – qui nous semblent aller de soi – sont contingentes et qu’il est tout à fait possible de voyager autrement !

 

Ces nouvelles pratiques ont toutes les chances d’être plus respectueuses de l’environnement ! Libéré des conceptions consuméristes du tourisme et conscient que voyager si loin et si souvent est problématique, les voyages qui suscitent notre désir sont alors bien différents.

 

Au vu de son impact sur l’environnement, il est urgent de réformer le tourisme et ces changements peuvent être opérés à différentes échelles. Cependant, réformer une structure aussi mondialisée est extrêmement difficile. Aux échelles nationales et locales, il est toutefois possible de mener des luttes politiques pour adapter les pratiques et préserver l’environnement. Enfin, voyager différemment soi-même est un excellent début et permet de réduire votre impact écologique, d’encourager vos proches à vous imiter et de développer une sensibilité différente aux voyages.

 

L’éco-Tourisme : voyager autrement

De nombreux ajustements sont possibles pour réduire l’empreinte écologique de vos voyages : partir moins loin, privilégier les transports moins polluants, éviter les grands hôtels suréquipés… Mais au-delà des efforts possibles (et utiles !) pour rendre nos voyages plus sobres, une nouvelle forme de tourisme s’est développée dont la préservation de la nature est le cœur même : l’éco-tourisme.

Né il y a 40 ans, le terme d’écotourisme, ou tourisme vert, désigne une manière de voyager non seulement respectueuse de l’environnement et du bien-être des populations locales, mais centrée sur leur préservation et leur contemplation. Avec une conception aussi radicalement différente du tourisme, les activités polluantes et destructrices de l’environnement ne sont pas seulement soigneusement évitées, au prix d’un effort conscient : elles ne nous viennent tout simplement plus en tête !

Attention toutefois à ne pas oublier la dimension de préservation de la nature au profit de sa contemplation : traverser une forêt en 4x4 est une manière de la découvrir, mais pas de la préserver… Fort heureusement, il existe une pléthore de manières respectueuses de découvrir une région sans la détériorer : la randonnée, le vélo, l’escalade, le canyoning, la plongée…

Dans sa dimension active, l’écotourisme peut prendre différentes formes. L’éco-volontariat par exemple est une forme de séjour dans laquelle les visiteurs participent à des missions de protections de l’environnement : ramassage de déchets, agriculture urbaine, soin des animaux…

Il est temps de repenser notre façon de voyager, et c'est à nous d'imaginer les formes que prendra le tourisme de demain !

Léo Pham

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